Nous sommes enfin de retour au Maroc.

Ce pays que tous les voyageurs aiment, ce pays où l’hospitalité passe avant tout et surtout ce pays où l’on mange bien, très très bien. Bref, très contents de nos retrouvailles avec les marocains.

Nous sommes dans le cyber café de Laayoune. Safran et moi avons un ordinateur pour nous et les parents en ont pris un autre. Pendant qu’ils regardent les mails, nous tapons " Paris-Dakar " sur Internet. Puis, je lis les messages de Mario et Julia et je tchatche sur MSN avec Baptiste. Puis, je m’installe pour regarder les dernières pages du site " intertp3 " que Daniel Amilhau nous met au point (merci encore).

Donc, je regardais la page 23, puis la page 24 quand je tombai sur un texte de papa, me concernant, qu’il avait fait sans me prévenir ni même m’en parler. SCANDALEUX ! Vous ne trouvez pas ! Voilà pourquoi j’ai décidé de me venger.

Tenez en Mauritanie, par exemple, nous étions dans le camion et essayions de nous remettre à l’Arabe. Nous commencions à réciter les nombres de 1 à 10. Safran d’abord, après c’est à moi, puis à papa. Prenant son élan (même s’il n’était fier, car il ne les avait pas bien appris), il dit :

- " Wahadjouj, Ar’bâa… après… ché pas ! "

Traduction : " undeux, quatre… après… je ne sais pas ! "

Bon c’est vrai, maman n’a pas fait mieux :

- " Wahad, Jouj, Tlêta, Ar’bâa, Kâmsaa… après c’est… Setta, Sébâa, T’menichi, Tessâa, Achrou ! "

Alors que T’menichi est en réalité T’ménia qui veut dire huit (8). Et que Achrou est en réalité Achra qui veut dire dix (10).

Mais c’est de papa dont je veux parler.

… Oui ! Bien sûr pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt :

Nous étions à Nouadhibou, encore en Mauritanie, dans un cyber café. Pendant que maman allumait l’ordinateur, tout d’un coup nous entendîmes un gros " badaboum ". Je me retournai en même temps que Safran. Toute la salle était explosée de rire (nous étions encore en Afrique), papa venait de faire un roulé-boulé et était recroquevillé en boule sur le carrelage gris (à la base blanc). Puis chose que nous attendions, un africain vient s’en mêler une fois que papa s’était relevé :

- " Monsieur ! La chaise, là, c’est pas bon, il faut prendre çà, dit-il, en lui montrant une autre en meilleur état " (rires)

Plume le 2 avril 2006.