
Hello
nous sommes en Andalousie et descendons lentement vers le Maroc. On n'ira
finalement pas au Portugal sur l'aller.
Nous avons pour la première fois réussi à nous brancher sur Internet le 9
août à Lleida. On a mis deux heures pour juste lire trois mail et y
répondre. Le blog ne marche toujours pas et le site non plus. Il nous reste
le courrier électronique.
(Texte qui date du 12 /08 /05)
Je suis en ce moment dans le Tipee en train de taper sur l'ordi qui est
branché sur l'allume cigare çà c'est top en revanche on se limite maintenant
à 1 heure en tout entre deux périodes de navigation. La première fois qu'on
a branché l'ordi on y est resté environ 3 heures et est-ce çà ou le reste
(lumière, musique, rechargement des piles pour l'appareil numérique) mais
toujours est-il qu'on est tombé en panne de batterie. On était au bord d'un
lac très perdu et magnifique. On y était arrivé la veille et y avions passés
une journée pleine. Le lendemain quand on a voulu partir impossible. Drôle
de grimace car l'endroit était vraiment perdu et bien sûr on avait garé le
camion sur une berge du lac le plus loin possible de la route.
Mauvais plan. Juste à ce moment, une bagnole arrive, c'était une femme au
volant et malgré mes gestes intempestifs, elle continua son chemin à fond,
et là coup de bol, 10mn à peine plus tard une autre voiture. Cette fois-ci,
je me jette presque sous ses roues et le gars s'arrête. C'était un papi donc
du temps devant lui et il avait un 4x4 propret diesel. Le gars parlait le
catalan exclusivement et nous hyper habitué à remédier à ce problème on
tâtonnait les pinces à la main, la notice de l'autre. Fallait voir le
tableau ! Au bout de 20 bonnes minutes le moteur a enfin démarré. Maintenant
on sait où il faut mettre les pinces et surtout où elles sont rangées.
Oui parce qu'il faut dire que pour les trouver il a fallu vider le camion
sur le chemin. Stéphane me disait : je sais que je les ai rangées à porter
de main pour assurer vite en cas de besoin. Total elles étaient planquées
derrière le chauffage sous une planche, laquelle contenait tous les
vêtements de Safran. Maintenant, elles sont sous le siège de Steph.
Sinon on a testé notre réservoir de 140 litres de Gaz Oil en faisant exprès
de tomber en panne, sachant qu'on avait un jerrycan de 20 litres dans le
coffre. Opération réussie. Maintenant on teste combien de km on roule avec
nos 20 litres de réserve.
Sinon les journées se passent plutôt simplement, on roule (moyenne de 50 km
par jour), on trouve un bivouac vers 7h du soir, puis balade de
reconnaissance par Steph et Safran pendant que Plume et moi on tape le
carton ou on fait la bouffe. Dîner, poker ou autre jeu puis dodo vers 10 -
11 h. Après une nuit moyennement confortable, on se lève entre 8 et 10h,
selon Steph va courir une heure et petit déj. Coiffage des nanas : couettes,
nattes, chignon, il est hors de question de laisser notre tignasse au vent
car les locs arrivent plus vite que prévu, expérience faite. On regarde la
carte pour la prochaine étape puis déjeuner, ordi et vogue vers la nouvelle
étape. Vers 18 h on essaie de trouver une micro boutique pour acheter un kg
de tomates ou une salade verte qui accompagneront notre éternel riz.
Nous avons déjà été obligés de mettre deux fois nos moyeux 4x4 qui nous
permettent de passer de 4x2 à 4x4 sans s'arrêter. Les chemins étaient
franchement mauvais avec des trous et des ornières pas possibles. Notamment
à un endroit qui s'appelle Albarracin, un village médiéval immense et
absolument somptueux. Steph a voulu absolument que l'on dorme sur le haut de
la montagne derrière les remparts de la ville et le chemin pour y accéder
était abominable. Les enfants bien sûr étaient ravis de valser limite dans
le ravin et d'être cul par-dessus tête à chaque trou. Pour ma part, c'est
l'horreur, ça me stresse de façon incroyable, je suis rivée aux poignées du
tableau de bord et je crispe au moindre ballant. Les enfants se sont promis
de me photographier à la prochaine piste.
Nous sommes aujourd'hui le 20 août et nous sommes à 15 km de Grenade. Nous
avons dormi sur le parking d'un petit ermitage, lieu de rendez-vous des
amoureux apparemment. Quand nous avons décidé de nous coucher vers 22h00 ont
débarqué des tas de jeunes qui venaient siroter jusqu'à point d'heure bière
et autres substances autorisées. Plutôt bruyants surtout vers 2h00 avec les
dérapages en trombe pour épater les copines. Mais bon c'est un endroit
charmant quand même.
Hier sur la plage de Cabo del Gata Stéphane en pleine mer se met à hurler
dans son tuba et à gesticuler en tout sens. Persuadée qu'il a vu le poisson
de sa vie de plongeur je dis aux enfants que Steph a du voir une bête
extraordinaire et qu'il les appelle à grands cris. De fait il se met à nager
à toute pompe vers la rive et Plume remet son maillot prête à le rejoindre
pour découvrir le monstre marin. Stéphane sort de l'eau en se tenant le
menton, il gémit et plonge la tête dans le sable, un halluciné n'aurait pas
agit autrement. En fait, en nageant, il a foncé tête baissée sur une méduse
qui lui a déchargé une superbe châtaigne électrique sur le visage. Il a le
menton entier boursouflé et la douleur est terrible. Nous remontons le
chemin jusqu'au tipee et je lui chauffe de l'eau pour qu'il puisse y plonger
le menton. Plusieurs granules de Apis et Belladona et une couche d'extrait
de pépins de pamplemousse et après trois bons quarts d'heure la douleur
s'estompe. Stephane a quand même une bonne gueule de boxeur et la peau par
endroit qui se pèle toute seule. Voila notre dernière rencontre animalière.
Aujourd'hui nous allons nous ballader dans Grenade puis on file sur Cordoue.
Nous avons visité les décors réels et bien abîmés pour certains des westerns
tournés dans la Sierra Nevada. Le train sifflera trois fois, Pour une
poignée de dollars. Bonnes photos rigolotes et les enfants ravis.
Pascale.
Vulcanisation à chaud en autoclave des 4 pneus réalisé à Sète chez Delta
Pneus. Les coups de couteau des vandales sont maintenant consolidés. C'est
une cicatrice qui se referme progressivement, à froid, sur un désagréable
épisode venu perturber nos préparatifs. Merci à Edgard et Michel Thiriart.
On y a trouvé professionnalisme, gentillesse et déjà un souffle de voyage...
Dépose et montage des pneus, sous le soleil de fin juillet. Heureusement,
une douce brise sétoise et des petites histoires d'expatriés racontés par
Madame Thiriart, venaient bercer le travail fort physique. Un petit air
d'Afrique et du Congo belge au creux de l'oreille... Et un bon air comprimé
à 4.2 bars dans la jante. On est maintenant regonflé à bloc ![/c]
(ARTICLES BLOG)
Vacances ou aventures ?
Pascale bouillonne d'impatience. Depuis 10 jours que nous sommes partis de
Montpellier, elle ne se voit toujours pas entrer dans la Grande Aventure du
voyage. Frontignan, Limoux, Andorre, et même ce fameux bout du monde dans le
camping de Fornols en Pyrénées espagnoles. Les étapes sont toujours très
agréables. Mais sont-elles suffisamment dépaysantes ? Il y a eu le coup de
pouce final de Daniel qui amorce le départ, l'accueil chaleureux et
pétillant d'une halte chez Denis, et puis ce rendez-vous inespéré de
dernière minute avec Pépère, Anita, leurs enfants y toda la familia Totoche.
Là encore, nous passons d'excellents moments à partager les vacances avec
ces copains bretons. Alors, que manque-t-il donc à l'alchimie si envoûtante
du voyage et de l'aventure ?
Il faut que quelqu'un frappe à la porte du camion, lorsqu'on s'y attend le
moins. Quand on vient d'ôter son short pour passer un pantalon, par exemple.
« Toc-Toc ». C'est bien la première fois depuis le départ que ce bruit se
fait entendre à nos oreilles. Et puis surtout, une voix qui lance sans
prémices : «tu les trouves où tes 900X16 ? », comme s'il poursuivait avec
nous une discussion déjà entamée de longue date. On ouvre la porte du Tipee
Mamasso et on se trouve en face d'un couple avec leurs 4 enfants. Lui,
François, visiblement intéressé pour causer pneus, road book et voyages.
Elle, Françine, prête à renseigner Anita sur une école d'ingénieur
automobile pour Léo. Allez, je visite ton camion, tu visites le mien, on
regarde un brin sous le châssis. « Ca le fait bien ! », diraient les
enfants. On se tuyaute sur les itinéraires. Ensuite, je ne sais pas comment
la discussion en est arrivée là, mais nous nous sommes retrouvez, lui, avec
sa pince à rivets à la main, et moi avec un cruciforme. Et nous voilà fin
prêts pour changer toutes les fixations de nos coffres de rangement
extérieurs. « Cela prendra simplement 5 minutes », avait-il insisté pour
nous aider. Car ils étaient tout de même sur le point de reprendre la route,
la clef de contact sur le moteur et les copains qui les attendaient un peu
plus haut sur la piste. Merci encore. Au revoir. Et à bientôt. «Merde, il a
oublié son super tournevis télescopique et flexible », me crie Pascale du
fond du camion. Seulement, ils ont déjà démarré. Ils ont parcouru à peine
une trentaine de mètres, mais il nous est impossible de les appeler. TP3 ou
IVECO, quand nos moteurs parlent, on ne leur coupe pas la parole impunément
!!! Les deux doigts dans la bouche, je siffle tout ce que je peux, car j'ai
encore une chance d'attirer son attention au passage du premier lacet. Cela
réussit, et j'escalade quatre à quatre la route en coupant le fromage.
Essoufflé, je lui tends l'outil. Et lui, me lance de son air toujours jovial
: « Mais non, c'est pas grave, tu aurais dû le garder ». Son camion reprend
l'ascension progressive des pistes des Pyrénées espagnoles. Je redescends à
pied, et j'imagine les yeux de Pascale qui s'illuminent. Finies les
vacances, le voyage commence ! C'est un signe. L'imprévu s'ouvre à nous et
les rencontres se préparent.
Tourisme et environnement
Allons enfants de nos campagnes
Le jour de gloire arrivera, lorsque chacun s'en préoccupera. Une nature,
sans bout de gras, c'est possible si on la nettoie. Aux armes, citoyens et
politiciens ! Il faudrait commencer dès demain. Contre nous de la tyrannie :
des plastiques, couches, conserves et mégos.
Les petits ruisseaux font parait-il les grands fleuves. Alors, que peut
présager un si joli adage ? Le pire, serait que le grand fleuve d'immondices
modernes et urbains subisse une crue centennale déferlante. Le mieux,
serait que les petits ruisseaux de bonnes volontés enlèvent les déchets
jetés en pleine nature. Seulement, comment éviter que cela soit toujours les
mêmes qui ramassent, pendant que les autres, insouciants, continuent à
polluer !!! Qu'importe si ce ne sont que bouteilles à la mer, il faut jeter
des idées. En voici une. Nos amis les politiciens peuvent intervenir(1).
D'ailleurs, pas forcément les plus hauts placés. Plutôt les décisionnaires
locaux, plus proches du terrain. En commençant par les maires des petites
communes rupestres et bucoliques. Ceux qui assurent la gestion de leur forêt
communale par exemple.
Sacs plus gants aux couleurs de l'action
L'accès d'une belle randonnée ou d'un lac, pourrait devenir payant, à
l'exception des personnes faisant preuve d'un acte environnemental citoyen.
Voici dans les lignes suivantes : présentation de l'opération. Sacs plus
gants aux couleurs de l'action et des partenaires sont remis au promeneur,
contre caution ou présentation de papier d'identité. Charge à celui-ci de
ramasser les déchets non dégradables qu'il croise. A la fin de sa ballade,
un rapide inventaire est réalisé avec lui, qui permet aussi de l'informer
préventivement du temps qu'aurait mis « Dame Nature » à éliminer les
différents matériaux trouvés(2). Bien sûr, un panneau répressif pour les
pollueurs annoncerait d'autre part le montant de l'amende pour tout abandon
d'ordure. Pour les communes les plus engagées dans la prévention
environnementale, il est envisageable d'organiser des ateliers d'élagage ou
d'entretien des buses(3), au titre de la lutte contre les incendies et les
inondations. Une telle initiative pourrait dans un premier temps se dérouler
sur une journée, voir un week-end, afin de tester la sensibilisation du
public. Ensuite, il est toujours possible de faire voter un arrêté
municipal, qui pérennise cette action éducative et réintroduise
progressivement les bonnes conduites.
(1) Aidé des associations. Ou mieux, avec le soutien de financement
ministériel européen, voir départemental pour créer des nouveaux emplois
environnement.
(2) Plastique = X ans. Couches = X ans. Fer = X ans. Verre = X ans. A titre
indicatif sous réserve de la bonne mémoire de l'auteur.
(3) Conduit d'écoulement des eaux aux abords des chemins.
Les étapes des bivouac :
- Limoux,
- Quillan
- Lac (en face de la station les Angles)
- Col après Pas de la Case (Andorre),
- Fornols en Pyrénées espagnoles (5 nuits)
- Lac de St Ponç (près de Solsona)
- Alfarras
- Daroca (2 nuits)
- Albaraçin
- Pic de Mogorrit (près de Cuenca)
- Bord de route entre Albacete et Alcaraz
- Paterna del madera,
- Lac de Tranco dans Parc naturel de Cazorla (2 nuits)
- Lac de Negratin (55 km de Guadix, près de Baza, première année
d'aménagement sommaire zéro touriste - espagnol par jour bon plan)
- Decorado mini Hollywood (parc attraction thématique décor cinéma western
(un peu surfait mais pas hypercommercial comme les Disneyland et surtout
muni d'une piscine digne des plus grands hôtels de luxe. Il suffit de le
savoir et de se munir de son maillot.
- Le phare de Cabo de Gata à 30 km à l'Est de Almeria
- Dilar à 15 km au Sud Est de Grenade
-
Les animaux observés :
- 1 Bouquetin et trois éperviers,
- Des renards (à deux reprises dans les Pyrenées et en Andalousie dans Parc
naturel de Cazorla),
- Une biche et son faon suivi d'une autre biche,
- 2 sangliers errants dans le lit du lac asséché du Parc naturel de
Cazorla),
- 1 poulpe
- 1 méduse en pleine galoche
Les fruits cueillis :
- poires
- amendes
- figues presque en confiture
- raisins sauvages poussant dans un pin jusqu'à 3-4 mètres