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LE
COTON

Le coton est une fleur blanche et filandreuse. Le coton sert à faire du fil pour
ensuite fabriquer des vêtements, des couvertures, des sangles, du tissu etc.

Au Burkina Faso, il est planté au mois de juin avant l'hivernage pour ensuite être
ramassé au mois de décembre. Le seul prédateur du coton est une chenille noire qui
mange la fleur (voir photo). Pour le protéger, les cotonniers le vaporisent
d'insecticide. C'est donc pour cela que les femmes ne peuvent le récolter, car les hommes
ont peur qu'elles deviennent stériles. Or, aujourd'hui dans certaines régions, le coton
est biologique, il n'est pas traité, les femmes peuvent alors faire la cueillette.

Après avoir été récolté, le coton est vendu à des sociétés européennes
et chinoises pour fabriquer des tissus. Puis le Burkina Faso est obligé de racheter cher
le tissu fait avec leur pro propre coton. En plus, le kilo de coton est acheté aux
paysans seulement 175 F CFA, soit 1,75 FF ou 26 centimes d'euros. Une misère quand on
sait à quel point ce travail est épuisant, je sais de quoi je parle pour y avoir
participé !
Sur un champ travaille une dizaine de paysans. La parcelle produit, si la récolte est
bonne, 3 à 4 tonnes. Nous pouvons nous dire qu'il serait facile d'avoir plus d'un champ,
mais comment transporter tout ce coton ? Les plus pauvres font des allers et retours en
vélo avec sur leur porte bagage des sacs de 10 kg de coton très très volumineux. Les
moins pauvres ont une mobylette, ce qui leur permet de faire plus de trajet dans la
journée avec des sacs aussi bien à l'arrière que sur leurs genoux. Et enfin « les plus
riches » ont au maximum 2 boufs avec une charrette (voir photo). Ensuite, quand ils
vendent aux sociétés, des camions chargent au moins entre 20 et 30 tonnes. Mais le plus
impressionnant est que le chargement est aussi bien dans les camions que sur leurs toits.
En volume, cela équivaut pratiquement à deux camions l'un sur l'autre.

Une richesse du Burkina Faso est le coton, mais malheureusement les burkinabés n'en
profitent pas.
Plume des Pallières 22 décembre 2005